Assurance emprunteur 2026 : fin du questionnaire médical ?

2026 : la fin des questionnaires médicaux étendus
pour certains profils emprunteurs ?

Assurance emprunteur
02.03.2026
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En 2022, la réforme portée par la loi Lemoine a profondément modifié l’accès à l’assurance emprunteur. Suppression du questionnaire médical pour certains crédits, droit à l’oubli raccourci, résiliation à tout moment… Ces évolutions ont rebattu les cartes du financement immobilier.
À l’horizon 2026, une question revient avec insistance : assistera-t-on à la fin des questionnaires médicaux étendus pour certains profils emprunteurs ?
En tant qu’emprunteur, vous vous demandez peut-être si votre âge, votre état de santé ou le montant de votre prêt pourraient bientôt ne plus conditionner votre accès au crédit. Faisons le point sur ce qui a déjà changé, sur les pistes d’évolution à l’étude et sur les conséquences concrètes pour votre projet immobilier.

La réforme de l’assurance emprunteur : un tournant amorcé en 2022

La suppression du questionnaire médical sous conditions

Depuis le 1er juin 2022, la loi n° 2022-270 du 28 février 2022, dite loi Lemoine, a supprimé le questionnaire médical pour certains prêts immobiliers.
Les conditions sont strictes :

  • Le montant assuré par personne ne doit pas dépasser 200 000 euros ;

  • Le remboursement du crédit doit intervenir avant le 60e anniversaire de l’emprunteur.
    Ces dispositions sont détaillées sur la page dédiée du service-public.fr relative à l’assurance emprunteur.
    Concrètement, si vous empruntez 180 000 euros sur 20 ans à 35 ans, vous pouvez aujourd’hui souscrire une assurance sans répondre à un questionnaire de santé.
    En revanche, au-delà de ces seuils, les assureurs continuent d’exiger un questionnaire médical détaillé, voire des examens complémentaires.

Le droit à l’oubli renforcé

La loi a également réduit le délai du droit à l’oubli à 5 ans pour les anciens malades du cancer et de l’hépatite C, sous certaines conditions.
Cette évolution vise à limiter les discriminations liées à l’état de santé. Elle s’inscrit dans le cadre de la convention AERAS (s’ Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), dont les principes sont expliqués sur la page officielle d’information sur la convention AERAS.
L’objectif affiché par les pouvoirs publics est clair : faciliter l’accès au crédit pour les personnes présentant un risque aggravé de santé.

Pourquoi les questionnaires médicaux sont-ils encore utilisés ?

Une logique assurantielle fondée sur l’évaluation du risque

L’assurance emprunteur repose sur un principe simple : mutualiser les risques. Pour fixer une prime cohérente, l’assureur évalue :

  • L’âge ;

  • La profession ;

  • Les habitudes de vie ;

  • Les antécédents médicaux.
    Le questionnaire médical étendu permet d’ajuster le tarif ou d’appliquer une surprime.
    Sans ces données, l’assureur augmente le risque d’anti-sélection : seules les personnes présentant un risque élevé pourraient être incitées à souscrire.

Des enjeux économiques majeurs

Selon les données statistiques de la Banque de France sur le crédit immobilier, les encours de crédit immobilier aux ménages se chiffrent en centaines de milliards d’euros.
L’assurance emprunteur représente un marché de plusieurs milliards d’euros par an.
Toute suppression élargie du questionnaire médical modifierait donc profondément l’équilibre financier du secteur.

2026 : vers un élargissement des profils sans questionnaire médical ?

Les pistes d’évolution évoquées

Plusieurs parlementaires et associations de consommateurs plaident pour un relèvement :

  • Du plafond de 200 000 euros ;

  • De l’âge limite de 60 ans.
    L’idée serait d’adapter les seuils à l’évolution des prix de l’immobilier. En 2026, dans certaines grandes villes, 200 000 euros ne suffisent plus à financer un logement familial.
    Un relèvement à 300 000 euros, par exemple, élargirait considérablement le nombre d’emprunteurs concernés par la suppression du questionnaire médical.

Une réflexion sur la segmentation des profils

Une autre piste consisterait à supprimer les questionnaires médicaux étendus pour des profils jugés « standard » :

  • Emprunteurs de moins de 45 ans ;

  • Montant modéré ;

  • Absence d’antécédents déclarés connus.
    Cette approche reposerait davantage sur des statistiques globales que sur une analyse individuelle détaillée.

Quels profils pourraient bénéficier d’une fin des questionnaires étendus ?

Les primo-accédants jeunes

Les moins de 40 ans représentent une part importante des primo-accédants.
Pour eux, la suppression totale du questionnaire médical étendu simplifierait :

  • Les démarches ;

  • Les délais d’obtention ;

  • Le coût potentiel lié aux surprimes.

Les emprunteurs aux revenus intermédiaires

Avec la hausse des taux et des prix, les ménages aux revenus intermédiaires sont souvent contraints d’emprunter sur des durées plus longues.
Si la réforme élargissait les seuils, ces profils pourraient accéder plus facilement à une assurance emprunteur sans questionnaire médical.

Les limites et risques d’une suppression élargie

Un possible renchérissement des cotisations

Supprimer les questionnaires médicaux étendus pourrait entraîner :

  • Une mutualisation plus large ;

  • Une augmentation moyenne des primes.
    Les assureurs pourraient compenser l’absence d’informations médicales précises par un tarif standard légèrement plus élevé.

Un équilibre délicat à maintenir

Le législateur doit concilier :

  • Accès au crédit pour tous ;

  • Viabilité économique des assureurs ;

  • Protection des consommateurs.
    Les règles applicables à l’assurance emprunteur sont encadrées par le code des assurances, consultable sur la version consolidée du code des assurances sur Legifrance.

Tableau comparatif : avant 2022, aujourd’hui, et hypothèse 2026

Évolution questionnaire médical – Responsive
Situation Questionnaire médical Plafond Âge limite
Avant 2022 Obligatoire dans la majorité des cas Aucun seuil spécifique Variable
Depuis 2022 Supprimé sous conditions 200 000 € par assuré 60 ans
Hypothèse 2026 Suppression élargie possible 250 000 à 300 000 € ? 65 ans ?

Ce tableau illustre des hypothèses d’évolution. Les décisions finales dépendront des travaux parlementaires et des concertations avec les assureurs.

Comment vous préparer en tant qu’emprunteur ?

Même si une réforme plus large voyait le jour en 2026, il reste essentiel d’anticiper.

Bonnes pratiques à adopter

  • Comparer systématiquement les contrats ;

  • Vérifier les garanties exigées par la banque ;

  • Analyser le coût total de l’assurance sur la durée du crédit ;

  • Étudier les exclusions et délais de carence ;

  • Ne jamais omettre une information médicale demandée.

En tant qu’ emprunteur, vous avez aussi le droit de changer d’assurance à tout moment depuis 2022, comme le précise la fiche d’information sur la résiliation à tout moment de l’assurance emprunteur.

Les outils digitaux : un levier clé pour optimiser votre assurance

Pourquoi passer par un comparateur en ligne ?

Les outils digitaux permettent :

  • Une simulation rapide ;

  • Une estimation personnalisée ;

  • Une comparaison objective des garanties.
    Ils réduisent considérablement les délais et simplifient les démarches administratives.

La simulation d’assurance sur Assurly : un atout stratégique

Dans ce contexte d’évolution réglementaire, utiliser un outil comme Assurly peut faire la différence.
Assurly propose une simulation 100 % en ligne permettant d’obtenir un devis personnalisé en quelques minutes. En fonction de votre profil, du montant emprunté et de la durée, la plateforme calcule un tarif ajusté et met en avant des garanties conformes aux exigences bancaires.
Si en 2026 la suppression des questionnaires médicaux étendus pour certains profils emprunteurs se confirme, la simulation digitale prendra encore plus d’importance : elle permettra d’identifier immédiatement si vous entrez dans les nouveaux critères d’éligibilité.
En tant qu’emprunteur, vous gagnez :

  • En transparence ;

  • En rapidité ;

  • En économies potentielles sur le coût total de votre crédit.

Quel est l'impact concret sur votre projet immobilier ?

Gain de temps

Moins de formalités médicales signifie :

  • Moins d’allers-retours administratifs ;

  • Moins d’examens complémentaires ;

  • Un accord d’assurance plus rapide.

Réduction des inégalités

La fin progressive des questionnaires médicaux étendus pourrait :

  • Diminuer les surprimes ;

  • Limiter les exclusions liées à des pathologies anciennes ;

  • Faciliter l’accès à la propriété pour des milliers de ménages.

2026 : révolution ou ajustement progressif ?

Il est peu probable que 2026 marque une suppression totale des questionnaires médicaux pour tous les emprunteurs.
En revanche, un élargissement ciblé paraît envisageable, dans la continuité des réformes engagées depuis 2022.
L’objectif reste le même : rendre l’assurance emprunteur plus inclusive tout en maintenant l’équilibre du système.
En tant qu’emprunteur, vous avez tout intérêt à suivre ces évolutions de près. Une réforme, même partielle, peut représenter plusieurs milliers d’euros d’économie sur la durée de votre crédit.

La fin des questionnaires médicaux étendus pour certains profils emprunteurs n’est peut-être pas une certitude pour 2026, mais la tendance est clairement à la simplification et à l’ouverture.
Reste à savoir jusqu’où ira le législateur… et si vous ferez partie des profils concernés.

Vous êtes prêt ? Nous aussi

Rendez-vous sur assurly.com pour obtenir un devis gratuit, rapide, et adapté à votre profil. Nos conseillers vous accompagnent avec respect et humanité, quels que soient votre âge, vos doutes, ou votre passé médical.

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SONIA - REDACTRICE

Sonia écrit sur l'assurance de prêt immobilier depuis plusieurs années maintenant. Vous souhaitez changer d'assurance ? Ses articles sauront vous éclairer et vous donner toutes les informations nécessaires sur les garanties, le TAEA, les lois, les délais ou encore la résiliation en assurance emprunteur.

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